lundi 7 avril 2008
Travail Vs Me Part III
Maintenant on sait.
Toi et Moi.
(Eux pas encore mais ça viendra.)
Nous savons que je ne peux pas travailler.
Reste à remédier à cette regrettable constatation.
Déjà, laissons de côté cordes et tabourets.
En effet, cette solution a déjà été envisagée et au-delà du fait qu’un fauteuil sur roulette est on ne peut plus casse-gueule pour ce genre de projet, il a un goût de définitif qui risquerait de mettre à mal la constitution de mon deck. (Oui j’y tiens. On peut même penser à échanger des cartes Magic, si tu veux)
Pensons productivité.
La démission.
Ça j’y ai bien pensé, non sans une foison de scénarios tous plus jouissif les uns que les autres.(Si tu es sage je t’en narrerai peut être un)
Mais le mâle dominant n’apprécierait vraiment pas de payer seul le loyer. Entre autre.
Maintenant je me dis que peut être si je continue à coller des petits dessins dans les toilettes, la direction décidera de se séparer de moi.
A moins qu’elle ne cesse de s’approvisionner en PQ.
L’ennemi est fourbe.
dimanche 6 avril 2008
Travail Vs Me Part II
Mais quand bien même je ne serai pas occupée à préparer mon deck.
En admettant que je n’ai pas de tactique à mettre en place pour triompher du loup.
Je ne pourrai pas quand même.
Je pourrai à la place dessiner. Ecrire. Rêver.
Voir même souffrir en silence, la tête sur mon bureau, la cognant de temps à autres.
En faite, techniquement je fais déjà mieux que la plupart de mes collègues.
Je suis là.
Physiquement.
samedi 5 avril 2008
Travail Vs Me Part I
Je ne peux pas faire ça.
Tu vois ce n’est pas faute de faire acte de bonne volonté.
Car ce matin je suis bien montée dans mon train.
Je n’ai même pas essayé de coller un stickers sur la barre de fenêtre, j’ai simplement ouvert mon livre.
Preuve que quand je veux, je peux moi aussi être un adulte responsable.
Comme les autres, je n’ai pas daigné lever mon cul pour céder ma place.
Nan parce qu’étant âgée de 25 ans, je ne serai jamais assise si je la file à tous les vieux.(Oui si t’as plus de 25 ans, tu es vieux, c’est un fait mais rassure toi ce n’est pas grave)
Je n’ai pas râlé lorsqu’une nana s’est évanouie et que le train a été arrêté une dizaine de minute à Houilles. Probablement parce que je suis optimiste : un malaise est plus facile à dégager des voies qu’un suicidé.
Ensuite j’ai marché jusqu’à là bas.
J’ai salué tout le monde. J’ai posé mes affaires. J’ai allumé mon ordinateur. J’ai consulté tous les mails qu’on m’avait envoyé en mon absence. Sauf le Spam. Et les alertes google que je ne désactive jamais juste pour le plaisir de les supprimer sans les lire. Ou par la flemme.
Et puis j’ai su.
J’ai su que vraiment je ne pouvais pas faire ça.
Travailler.
Parce qu’en vrai, dans mon sac j’ai des cartes Magic Gatering.
vendredi 4 avril 2008
La fille et l'oiseau mort
Il y avait cette fille.
Elle serrait fort contre elle son manteau.
Elle le tenait farouchement comme si on s'apprêtait à lui arracher.
Et à côté d'elle, femmes et hommes se perdaient dans les affres du quotidien.
Page de papier, bruit de FM ou pensées parasites tout était bon pour se déconnecter.
Il y avait cette fille.
Entre sa peau et son manteau, se tenait l'oiseau.
Elle le cachait farouchement comme si on menaçait de lui prendre.
Personne ne prend le RER avec un oiseau caché sur son sein.
Plume de papier, bruit d'ailes ou mort s'échappant par le bec de l'oiseau qui se déconnecte.
Il y avait cette fille.
Elle tenait entre son manteau et elle, un bébé pigeon.
Elle savait qu'il était mort et qu'elle ne pouvait plus rien pour le sauver.
Et à côté d'elle, femmes et hommes, perdus dans les affres du quotidien ignorait tout de ce drame.
Carcasse d'illusion, bruit du vide ou compagnie morbide pour une fille qui de la réalité se déconnecte.
Et Lily se demandait en serrant cet oiseau contre son corps, seule au milieu de la foule anonyme qui du volatile ou du bipède avait laissé échappé dans la ville un dernier battement de vie.
Or matinal

jeudi 3 avril 2008
Mon amie la Rose
C'est en croyant aux roses qu'on les fait éclore.
Anatole France
Mais bon si tu le fais pas, c’est pas grave.
C’est sûr que si tu y crois, si tu lui parles avec amour en arrosant sa terre… Forcément, elle voudra te plaire.
Les roses sont ainsi, elles n’existent que pour être admirée.
Enfin ça c’est qu’en disent les autres.
Peut être qu’elles aiment simplement sentir le soleil, le vent sur leurs pétales.
Peut être que la visite d’un papillon ou d’une abeille leur fait simplement plaisir.
Une fille c’est un peu pareil.
Peut être que sa jupe, son rouge à lèvre ou ses chaussures à talon c’est pas pour que tu baves dessus.
Peut être que c’est juste pour essayer d’être une femme.
Mais bon si tu le fais pas, c’est pas grave.
(Ou c’est juste une note pour que tu cesses de vouloir me faire porter une jupe….)
mercredi 2 avril 2008
Laurent
Je me souviens combien je pouvais fantasmer sur lui.
Ça me vient probablement de là, cet attrait pour les mecs plus jeunes qui se donnent des allures de séducteur.
Ce sourire amusé sur mes lèvres et cette stupide assurance qu’un enfant n’est pas dangereux.
Je voulais l’embrasser pour ses quinze ans. J’avais jamais que deux ou trois ans de plus. C’était énorme à l’époque.
Mais je trouvais que c’était un chouette cadeau. Parce qu’il aurait bien compris que ce n’était pas celui qui débute, ni qui finit. C’était le baiser à part. Celui qu’on ne donne qu’une fois.
Ça ne s’est pas fait. Probable qu’à l’époque j’avais déjà trop d’imagination et pas beaucoup de cran.
Je le laissais me troubler, de ses doigts qui écartaient les cheveux de mon visage, de sa main posée sur ma jambe quand on se moquait des autres avec notre verve habituelle, de ses regards d’enfant aux envies caressantes. Je rougissais, je bafouillais mais toujours restait inaccessible.
Ce n’était pas de l’amour. C’était différent. C’était inassouvi.
Aujourd’hui encore, Laurent me manque.
mardi 1 avril 2008
Amoureuse
"Qui peut lécher peut mordre, et qui peut embrasser peut étouffer."
Alfred de Musset
Ce serait pourtant une bien jolie fin.
Tuer d’un baiser.
Enrager ton sang d’une langue indiscrète qui s’égare, s’égare, s’égare…
Moi tu sais je n’y crois pas trop à tout ça. Ça me fatigue plus que ça me fait exulter ces vertiges amoureux.
C’est que j’ai l’âme qui vieillit plus sûrement que la chaire qui me cloue au sol.
Il m’arrive d’imaginer que ce soit différent.
Retrouver les réminiscences du trouble amoureux…
Le goût des illusions dans la bouche. La barbe à papa du cœur.
lundi 31 mars 2008
Cendrillon

dimanche 30 mars 2008
Hollandaise
"Le clou souffre autant que le trou."
Proverbe hollandais
Il y a parfois des proverbes qui me laissent profondément démunie.
Vraisemblablement, ma vie aurait été différente si j'étais née en Hollande.